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L'absurdité de la vie moderne

Une biennale d’art contemporain est censée représenter fidèlement la société à un instant T. Elle nous donne une image désabusée et (souvent) critique de notre manière de vivre tout en donnant une nouvelle définition à l’actualité. Après la biennale de Venise qui s’est tenue cet été sur le thème « Tous Les Futurs du Monde », c’est à Lyon de prendre le flambeau.

Jusqu’au dimanche 3 janvier 2016, se tient la 13ème Biennale de Lyon (http://www.biennaledelyon.com) : le grand rendez-vous des amateurs de peintures conceptuels et d’installations stratosphériques. Cette année, les artistes exposants sont invités à retranscrire leur vision de « la vie moderne ». Petit tour d’horizon des différents lieux d’expositions.

Au Musée d’Art Contemporain (ou MAC, pour les intimes), on évolue dans un univers dopé aux images stéréotypées, on est agressé par des sons stridents, on se surprend à rejeter ce monde superficiel qui nous plaît tant. La folie des hommes interpelle, choque, questionne. Au détour d’une salle immaculée, des tâches noires barbouillent le mur : LA MORT DU PAPIER, peut-on lire sur celle-ci. Plus loin, la morbidité de certaines oeuvres contrastent avec la douceur de dessins à l’acrylique, à l’image de notre monde moderne qui nous dégoûte et nous ravit tout à la fois.

 

Quoi de neuf du côté de la Confluence ?

À la Sucrière, tout est plus abstrait. On veut pour exemple l’artiste Céleste Boursier-Mougenot qui signe une oeuvre intemporelle où une batterie joue toute seule de la musique. Des ordinateurs abandonnés se transforment en pot de fleurs dans le jardin extraordinaire de Michel Blazy. Enfin, Simon Denny dresse l’inventaire des objets confisqués au magnat d’internet Kim Dotcom. En bref, tous nos sens sont en alertes. Ici la vie moderne est acide, hallucinante de visions, on y voit l’image inutile d’une réalité qui fait perdre du temps.

La suite se fait au musée des Confluences, au Parc de la Tête d’Or et à la Galerie photo de l’Institut lumière.

Voilà une biennale qui remet en cause la phrase de Rimbaud : « Il faut être absolument moderne. » Vraiment ?

 

Horaires d’ouverture

En semaine :
Du mardi au vendredi de 11h à 18h

Et à partir de 9h30 pour les groupes en visite commentée (sur réservation)

Nocturnes jusqu’à 21h (sauf au Musée des Confluences) : les vendredis 18 sept., 9 oct., 20 nov. et 11 déc. 2015

Le week-end :
Samedi et dimanche de 11h à 19h

 

Tarifs

Plein tarif : 15€

Tarif réduit : 8€

 

Photo : Yuan Goangming

Par Hugo Mallié
le 21/12/2015

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Vos commentaires (2)

Par Rivollier Henri le 22/12/2015

Quel plaisir de vous retrouver Hugo. Je ne me lasserai jamais de vous lire!

Par dominique84 le 27/12/2015

Merci Hugo pour cette synthèse dont j'apprécie comme d'habitude le ton ...et le style " acide" lui aussi

Commentaires

Portrait de Rivollier Henri

Votre message: 
Quel plaisir de vous retrouver Hugo. Je ne me lasserai jamais de vous lire!
Portrait de dominique84

Votre message: 
Merci Hugo pour cette synthèse dont j'apprécie comme d'habitude le ton ...et le style " acide" lui aussi

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